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L’entretien d’embauche est une source de stress pour bon nombre de candidats. Soucieux de bien faire, les candidats cherchent avant tout à plaire aux recruteurs, quitte à répondre à des questions indiscrètes. Toutefois, les recruteurs ne bénéficient pas d’une totale liberté et vous bénéficiez d’une protection en matière de respect de votre vie privée. Focus sur ces sujets discriminatoires en entretien d’embauche.

 

9 sujets discriminatoires en entretien

1- Votre situation familiale

Êtes-vous en couple ? Avez-vous des enfants ? Quel âge avez-vous ? Que fait votre conjoint dans la vie ? Voilà le type de questions totalement discriminatoires en entretien d’embauche. Vous n’avez aucune obligation de répondre à une question portant sur votre environnement familial. Ces informations peuvent donner des indications concernant votre catégorie sociale et ne concernent pas le poste proposé. Une exception peut avoir lieu, si la question est posée dans le cadre des missions qu’implique l’emploi auquel vous postulez.

2- Votre état de santé

Toute question liée à votre état de santé est illégale. En essayant d’en savoir plus sur votre condition physique, le recruteur souhaite éviter les absences et les congés maladie à répétition. Vous n’êtes en aucun cas obligé d’y répondre. Votre aptitude sera établie au moment de la visite médiale réalisée après l’embauche, si cette dernière a lieu.

3- Votre orientation sexuelle

De même, votre orientation sexuelle concerne votre vie privée et n’a pas sa place en entretien d’embauche. Vos préférences sexuelles ne sont pas censées remettre en cause votre recrutement puisqu’elles n’ont aucun lien avec les compétences requises pour le poste. Tout recruteur qui l’utilise comme critère d’embauche est passible de sanctions pénales sévères.

4- Vos croyances religieuses

L’employeur n’est pas en droit de vous demander si vous pratiquez une religion ni de vous interroger à ce sujet. Et si le recruteur vous pose une question à ce sujet, rien ne vous oblige à donner des informations sur vos pratiques religieuses. Elles relèvent encore une fois de votre sphère privée et ne doivent pas influencer le jugement du recruteur.

5- Votre appartenance syndicale

L’employeur ne peut chercher à savoir si vous êtes membre d’un syndicat. Ce type de question porte atteinte au principe de liberté syndicale. Tout salarié peut librement adhérer au syndicat professionnel de son choix. Le recruteur ne peut pas vous écarter de la procédure de recrutement pour cette raison.

6- Vos opinions politiques

Les questions relatives à vos idées politiques : politique du gouvernement, avis sur un politicien, sujet d’actualité politique qui fait débat… sont strictement discriminatoires. Peu importe vos opinions politiques, elles ne donnent pas d’indications sur votre personnalité et vos compétences professionnelles.

7- Vos enfants et la grossesse

La loi interdit de refuser une candidate si elle attend un enfant ou si elle souhaite en avoir. Vous êtes dans votre droit si vous cacher votre grossesse ou votre envie de maternité en entretien d’embauche.

8- Vos antécédents judiciaires

Vos antécédents judiciaires ne peuvent pas vous être demandés en entretien d’embauche. Cependant, pour certains postes, vous devez avoir un casier judiciaire vierge pour des raisons de sécurité. Le recruteur pourra vérifier votre casier judiciaire pour être sûr que vous n’avez pas d’antécédent de délinquance.

9- Vos origines ethniques

Si l’employeur vous demande vos origines ethniques, vous n’êtes pas obligé de les mentionner. En effet, il est interdit d’exercer une quelconque discrimination en fonction de votre appartenance à une nation, une race ou une ethnie.

 

Comment réagir face à des questions discriminatoires ?

Les questions posées lors de votre entretien d’embauche doivent avoir un lien direct avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation de vos aptitudes professionnelles d’après le Code du Travail. De cette façon, une question sur la détention du permis de conduire pourra vous être posée si cela est pertinent au regard du poste que vous convoitez. Si le recruteur vous pose une question discriminatoire, trois solutions s’offrent à vous :

  • Être stratégique et éviter la question
  • Indiquer au recruteur que vous ne souhaitez pas y répondre car votre réponse ne présente aucun lien direct avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation de vos aptitudes professionnelles
  • Choisir de répondre à la question. Dans ce cas, le recruteur ne pourra pas vous écarter du processus de recrutement en s’appuyant sur la réponse donnée.

 

Contrairement à ce que vous pensez, vous n’êtes pas obligé de répondre à toutes les questions que l’on vous pose. Notamment, lorsque celles-ci n’ont pas de lien avec le poste pour lequel vous postulez. En cas de discrimination, vous pouvez saisir le Conseil des Prud’hommes et porter plainte.