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Depuis 10 ans, le nombre de freelances a considérablement grimpé (+126% selon l’étude Malt-ouishare) atteignant plus de 10% de la population active française en 2018. Pourquoi ? Le lancement du statut auto-entrepreneur il y a dix ans (ou micro-entrepreneur) a largement simplifié la création d’entreprises individuelles puis l’arrivée de la génération Y sur le marché du travail. En quête de liberté, d’autonomie et de reconnaissance professionnelle, ces nouveaux travailleurs souhaitent valoriser leur savoir-faire pour le mettre à contribution des entreprises qu’ils poussent à se transformer. Panorama des changements majeurs – et positifs ? – observés et à venir.

Experts du mode projet, ils sont vecteurs des changements organisationnels

Poussées à devenir plus flexibles et portées par la vague digitale, les entreprises se tournent de plus en plus vers le mode projet nécessitant une organisation plus transversale. Pour accompagner leurs équipes sur des expertises précises, elles n’hésitent plus à faire appel à des freelances. Outre leur compétences “techniques”, ces travailleurs nomades sèment par ricochet plus d’agilité favorisant les réorganisations internes. D’après Vincent Huguet, CEO de Malt, plateforme de mise en relation entre freelances et entreprises, “ils participent au changement en douceur en “pollinisant” une certaine culture du travail et des méthodes plus flexibles. S’adapter en permanence à la vie d’une entreprise et savoir collaborer avec de nouvelles équipes est inhérent au fonctionnement des freelances. C’est devenu un atout aujourd’hui et les entreprises l’ont compris… A titre d’exemple Malt travaille déjà avec 60% des entreprises du CAC 40. ” On y retrouve, entre autres, Orange, BNP Paribas, Publicis, PSA Peugeot Citroën ou encore Carrefour.

 

Électrons libres, ils assouplissent la rigidité du modèle hiérarchique

Les freelances intègrent souvent une équipe plurielle composée de salariés de l’entreprise et de consultants issus de cabinets de conseil ou SSII. Cette diversité d’acteurs exige un certain “lâcher-prise” de la part des managers car “on ne gère pas un freelance comme un salarié” d’après Bertrand Moine, cofondateur de Digital Village cité dans Challenges. Du mode directif plutôt “top-down”, le management se doit être plus participatif car on écoute et reconnaît plus naturellement le savoir-faire et les experts externes. Les strates hiérarchiques se lissent au profit d’un management plus ouvert et plus réceptif car les membres de l’équipe ne sont plus perçus comme des collaborateurs avec des objectifs à atteindre mais comme  des contributeurs au projet.

Experts dans leur domaine, ils fluidifient le transfert de compétences

Lorsqu’une entreprise fait appel à des profils freelances, elle externalise une partie du projet pour capter de manière indirect des savoir-faire qui lui manquent en interne. Son enjeu, en plus de la bonne réalisation des livrables, est de permettre l’internalisation de nouvelles compétences et de booster l’innovation. Les freelances ont donc pour mission de transférer leurs expertises pouvant s’apparenter à de “d’incubation inversée” ou du “reverse mentoring”. « Ils apportent des connaissances et un savoir-faire qui aide la société à innover : ce sont des agents importants de la transformation de l’entreprise. » défend Laetitia Vitaud, auteure de Faut-Il avoir peur du numérique ?.

Vincent Huguet y voit également un enjeu concurrentiel pour …

 

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