Une faute d’orthographe, un mot mal choisi peuvent nuire à votre image de candidat à l’emploi… et à celle de l’entreprise. Pour être recruté et travailler, mieux vaut maîtriser la langue française, même à l’heure du numérique.

Si vous voulez que votre CV n’atterrisse pas directement en boule dans une poubelle, faites attention à votre français ! Selon un sondage Opinionway pour Bescherelle mené en janvier 2019, 52 % des directeurs de ressources humaines reconnaissent avoir écarté une candidature pour cause de faible maîtrise de l’expression écrite(orthographe, grammaire, conjugaison).

 

Les fautes : préjudiciables pour le candidat et son entreprise

« Ne pas maîtriser l’orthographe et plus largement l’expression écrite est de plus en plus un frein à la carrière, constate Célia Rosentraub, directrice générale des éditions Hatier-Foucher qui édite les livres de grammaire Bescherelle. Un CV ou une lettre de motivation truffés de fautes d’orthographe peuvent révéler, aux yeux d’un recruteur, un manque de professionnalisme, voire un signe de laxisme. » D’autant que des correcteurs automatiques permettent d’éliminer nombre d’erreurs.

45 % des DRH interrogés confessent également que le faible niveau de français de certains de leurs collaborateurs leur a déjà valu des remarques à l’extérieur, de la part de clients notamment. « Si la mauvaise maîtrise de l’expression écrite peut nuire au candidat, elle peut aussi écorner l’image de l’entreprise dont les salariés sont les ambassadeurs« , ajoute Célia Rosentraub.

 

Davantage d’écrit, sur tous supports

Dans le travail au quotidien, nous écrivons davantage et sur tous les supports. « On communique de plus en plus par mail ou texto avec les clients, qui se rendent de moins en moins souvent à l’agence », témoigne Stéphane Daviet, responsable d’agence immobilière au Raincy (93). Pour ce chef d’entreprise, la maîtrise des écrits professionnels par ses négociateurs est devenue cruciale : « On écrit beaucoup aux clients acheteurs ou vendeurs pour prospecter, pour effectuer un compte rendu de visite ou prendre un mandat », explique-t-il.

Savoir bien rédiger peut même devenir un avantage concurrentiel pour l’entreprise. « Beaucoup de clients – acheteurs ou vendeurs de biens immobiliers – ont refusé de traiter avec d’autres agences parce que les offres de biens faites par écrit étaient truffées de fautes d’orthographe. »

 

Une remise à niveau possible

Stéphane Daviet fait donc partie de ces dirigeants qui n’hésitent pas à muscler le niveau de français de leurs collaborateurs les plus fragiles. Ainsi Antony, apprenti négociateur immobilier qui travaille dans son entreprise et prépare son BTS négociation et digitalisation de la relation client, suit en même temps une remise à niveau en orthographe.

 

Lire la suite de l’article