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Vous êtes impliqué dans votre travail et vous investissez toute votre énergie mais votre salaire n’est pas à la hauteur de vos attentes ? Négocier une augmentation de salaire est une épreuve délicate. Vous devez faire preuve de tact et de détermination.

Hippolyte vous explique comment optimiser votre augmentation de salaire.

 

Analysez votre salaire pour déterminer notre niveau d’augmentation

Le marché du travail est inégal et dépend de plusieurs facteurs : secteurs d’activité, fonction exercée, localisation… Même si ce dernier est jugé plus favorable pour les cadres, il s’agit d’un statut qui n’est pas rare sur le marché. Avoir un profil pénurique peut changer la donne, mais cela ne signifie pas non plus une surenchère salariale.

D’où l’importance de réaliser une veille sur les salaires pratiqués dans votre secteur d’activité selon la taille de votre entreprise, la région, vos expériences, l’ancienneté, votre niveau de responsabilité… En effet la taille de votre structure peut impacter votre rémunération. Dans une PME de 10 personnes votre rémunération sera moins élevée que dans un grand groupe de 70 000 collaborateurs. De même l’implantation géographique joue beaucoup, les salaires sont plus élevés en région parisienne car le coût de la vie y est plus élevé.

Afin de mieux vous situer sur le marché du travail, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Renseignez-vous sur les salaires de vos collègues qui occupent un poste similaire. Mais, il s’agit d’un sujet délicat en France. Il est difficile de savoir ce qu’une personne à poste équivalent gagne réellement.
  • Regardez dans la presse ou sur Internet les offres d’emploi et rémunérations proposées pour un poste identique.
  • Reportez vous aux études publiées sur le sujet.
  • Utilisez des applications de simulation de salaire pour vous aider à estimer votre rémunération.

 

Prenez en compte le contexte de l’entreprise pour décider de votre augmentation

Réfléchissez à l’augmentation que vous pouvez demander en vous basant sur les pratiques utilisées dans l’entreprise et ce que vous estimez valoir. Informez-vous sur sa santé financière en vous appuyant sur les contrats en cours et les investissements possibles, ou au contraire les restrictions budgétaires et les licenciements prévus durant l’année en cours.

 

Ne pensez pas qu’à votre augmentation et jouez sur les avantages annexes

Fixez-vous une fourchette de revenu à atteindre plutôt qu’un montant précis de rémunération. Le salaire est un facteur de motivation et de décision lorsqu’on envisage de prendre un poste ou non. Mais d’autres avantages peuvent faire la différence. Vous pouvez négocier des avantages annexes : une voiture de fonction, un ordinateur portable, un smartphone, un aménagement des horaires, des jours de télétravail, une politique intéressante en termes d’intéressement et de participation, une crèche d’entreprise, une mutuelle avantageuse…

Si votre supérieur hiérarchique ne peut pas vous augmenter, voyez avec lui ce qu’il peut vous proposer en termes d’avantages. Ils sont généralement plus faciles à obtenir et peuvent faire la différence.

 

Choisissez le bon moment pour demander votre augmentation

Renseignez-vous sur la politique d’augmentation de votre société. Les enveloppes budgétaires se négocient en général une fois par an, et c’est à ce moment que vos supérieurs décident de qui en bénéficiera. Respectez les processus habituels de votre entreprise, mais n’hésitez pas à profiter d’une opportunité : à la fin d’un projet, lors de nouvelles prises de responsabilités, avant une promotion, à la date d’anniversaire de votre précédente revalorisation… Néanmoins, si vous ne souhaitez pas prendre de risque, vous pouvez profiter de l’entretien annuel pour demander une hausse de rémunération.

 

Préparez des arguments convaincants pour négocier votre augmentation

Avant de parler à votre supérieur hiérarchique, identifiez les raisons pour lesquelles vous méritez une augmentation de salaire. Vous devez être capable de montrer la valeur ajoutée de votre travail en termes d’augmentation des bénéfices, de réalisation d’objectifs, de la satisfaction clients, de prise d’initiatives…

 

1- Vous avez dépassé vos objectifs

L’argument idéal pour avoir une augmentation est d’avoir fait gagner plus d’argent à votre entreprise. Le tout n’est pas d’avoir atteint vos objectifs, il faut les avoir dépassés pour que votre demande soit légitime.

Pour cela, faites le point sur vos réussites de l’année et chiffrez-les. Si votre métier ne vous permet pas d’apporter des arguments quantitatifs, utilisez des aspects plus qualitatifs comme le développement de meilleures relations avec vos clients.

Mettez en avant les compétences que vous avez développé et essayez de formaliser vos projets : compétences acquises, nouveaux savoir-faire et savoir-être… Ne soyez pas modeste !

 

2- Vous avez pris des initiatives

Mettez en avant les actions qui ont permis à votre société d’éviter de perdre de l’argent. Par exemple, en alertant vos collaborateurs sur un problème précis cela démontre vos capacités d’évaluations du risque…

 

3- Vous valez plus sur le marché

Grâce à votre analyse précise du marché, vous savez maintenant ce que vous valez. Si vos confrères ont un niveau hiérarchique et un niveau d’expérience équivalent aux vôtres, vous pouvez demander une augmentation. Si vous avez assuré de nouvelles missions qui sortaient de votre champ de compétences habituelles et que votre salaire n’a pas augmenté, il est légitime de demander une augmentation de votre rémunération.

 

Restez en position de force

Après avoir présenté vos différents arguments, laissez votre supérieur hiérarchique effectuer la première proposition. C’est à partir de celle-ci que vous pouvez commencer à négocier. N’hésitez-pas à annoncer un chiffre supérieur à vos attentes réelles. Si vous l’obtenez directement, cela signifie que vous auriez pu demander plus !

En revanche, si vous n’obtenez pas la rémunération souhaitez, appuyez-vous sur d’autres alternatives :

  • La rémunération variable sur objectifs
  • Une rémunération en deux temps
  • Les avantages complémentaires

 

Au cours de votre négociation, vous n’êtes pas obligé d’accepter directement l’offre que vous propose votre supérieur hiérarchique. Faites entrer dans la balance plusieurs critères comme l’ambiance de travail, les missions… Prenez votre temps pour étudier l’offre et donner votre réponse.