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De nos jours, une mauvaise habitude s’est installée du côté des candidat•e•s… embellir son CV en mentant sur certaines de ses expériences professionnelles, ses diplômes obtenus ou ses compétences acquises. On vous explique quels sont les risques et les conséquences de cette pratique peu recommandée !

 

Mentir sur son CV : de l’enjolivement à la falsification de document

 

Vous souhaitez obtenir depuis longtemps cet emploi et vous ne voulez surtout pas rater votre chance. Vous vous dites, pourquoi ne pas enjoliver mon CV de quelques compétences supplémentaires histoire d’être sûr•e de le décrocher ?

Certes, vous obtiendrez votre billet pour passer un entretien, mais après, comment ferez-vous pour prouver cette compétence face à votre recruteur ? En mentant encore ? Mais, lors de votre prise de poste comment ferez-vous ?

Certain•e•s d’entre vous vont préférer mentir sur leurs expériences professionnelles en dissimulant par exemple une période d’inactivité (chômage, congé parental, année sabbatique, voyages humanitaires…). Pour ce faire, vous allez jouer sur les dates pour combler ce « vide »….

Un autre mensonge que nous remarquons, et qui n’est pas des moindres, est le mensonge sur les diplômes que vous avez obtenus. Effectivement, il est facile de mentir sur son CV en disant que vous avez obtenu tel ou tel diplôme car personne ne vous le demande au moment de votre candidature. Mais attention, certaines entreprises peuvent parfois vous demander de fournir une copie au moment de votre embauche. D’autant plus, si celui-ci est nécessaire à l’exercice de l’activité de vos futures fonctions.
Au final, mentir sur son CV ne peut que vous desservir si vos supercheries sont découvertes.

 

Comment les recruteurs s’aperçoivent de ces mensonges ?

 

Les recruteurs sont moins bêtes que vous ne le pensez ! Mentir sur son CV, ça se remarque.
Par exemple, au niveau de vos compétences et expériences professionnelles, les recruteurs sont formés à différentes techniques de questionnement permettant de recroiser vos dires et ainsi valider ou non l’acquisition de ces compétences lors de vos expériences. Donc, sauf si vous êtes un très bon comédien votre mensonge sera découvert. Selon une enquête du Figaro, 47% des recruteurs affirment avoir déjà décelé des mensonges sur des CV au niveau des expériences professionnelles.

Ils peuvent aussi vérifier ce que vous avancez en vous demandant de réaliser des tests de compétences ou en effectuant un contrôle de référence auprès de vos anciens employeurs. Gare à vous si vous avez menti !

Par rapport à vos diplômes, les recruteurs peuvent tout bêtement appeler votre école ou encore utiliser la plateforme « CV trust » qui permet de vérifier la véracité de vos documents. Au moment de votre embauche, l’entreprise doit se conformer à cette vérification selon la jurisprudence car en cas de fraude avérée sur vos compétences ou diplômes elle sera en tort si elle n’a pas effectué cette démarche. En revanche, si l’entreprise avait bien réalisé ces vérifications, elle pourra utiliser son délai dit « raisonnable » pour se rétracter et rompre votre contrat.

 

Conséquences sur votre carrière professionnelle

 

Et oui, mentir sur son CV entraîne des conséquences autant juridiques que personnelles et entachera forcément votre carrière professionnelle.

Sachez que la réalité vous rattrapera un jour ou l’autre et que les conséquences qui vont avec aussi. Pourquoi risquer une réponse négative à votre candidature, une perte de confiance de votre futur hiérarchie ou de crédibilité, voire un licenciement car vous serez dans l’incapacité de délivrer le travail attendu ? Alors abstenez-vous !

D’un point de vue juridique, si vos mensonges (sur votre CV, vos diplômes, vos expériences…) sont …

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