Bien que de plus en plus d’entreprises s’intéressent et s’ouvrent à la thématique du handicap, il existe encore beaucoup de réticences de la part des candidats à mentionner la RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé) sur leur CV et à en parler en entretien. Notre partenaire Talentéo vous propose quelques conseils pour vous aider à mentionner au mieux votre RQTH. Trois exemples de maladies invalidantes ou handicaps invisibles pouvant prétendre à une RQTH vous seront présentés.

 

Qu’est-ce que la RQTH ?

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) permet des droits spécifiques aux salariés en situation de handicap tels des aménagements de poste et d’horaires, l’accompagnement d’un tuteur, etc.

Cette reconnaissance est toujours délivrée sur un temps donné (de un à cinq ans), généralement équivalent à la durée de traitement du handicap.

Toutes les personnes de plus de 16 ans dont le handicap a des répercussions sur leur façon de travailler peuvent demander une RQTH. Handicap visible ou invisible, celui-ci peut entraîner des douleurs, de la fatigue et des absences qui peuvent affecter la vie professionnelle.

 

Comment l’obtenir ?

Après un premier contact avec la mission handicap ou le responsable des Ressources Humaines de l’entreprise, vous pouvez commencer les démarches en retirant le formulaire auprès de la MDPH de votre département ou auprès de votre médecin du travail.

 Il faut garder à l’esprit que vous n’êtes en aucun cas obligé de mentionner votre RQTH sur votre CV, ni lors de l’entretien, ni au cours de votre mission.

Vous pouvez la faire valoir après votre entrée dans l’entreprise mais il est plus loyal de prévenir l’employeur avant afin qu’il puisse au plus tôt se renseigner sur les aides qui lui sont accessibles.

Seul le médecin du travail peut être informé de la nature du handicap et il est tenu au secret médical envers l’employeur. Contrairement aux idées reçues, demander une RQTH ne constitue pas une étiquette sur votre front.

 

Trois exemples de maladies invalidantes pouvant prétendre à la RQTH

 

1. L’endométriose

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse les parois intérieures de l’utérus. Chaque mois, lorsqu’aucune grossesse est en route, une partie de l’endomètre est évacuée lors des menstruations.

L’endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la formation d’endomètre ailleurs dans le corps.

Le principal symptôme affectant la vie professionnelle se caractérise par des douleurs qui s’aggravent avec le temps : en général localisées au bas-ventre, elles irradient parfois dans le bas du dos et dépendent des endroits où les lésions d’endométriose sont situées.

D’autres symptômes viennent compléter ce tableau tels que la fatigue, l’irritabilité ou la dépression, généralement en raison du fait que les douleurs sont chroniques.

Ce trouble gynécologique figure parmi les plus fréquents : de 10% à 20% des femmes en âge de procréer en sont atteintes.

 

Pourquoi une RQTH ?

L’endométriose n’est pas encore reconnue officiellement comme une maladie invalidante, mais cela n’empêche pas de faire une demande de Reconnaissance Qualité de Travailleuse Handicapée (RQTH). Cela permet des aménagements d’horaires pour les démarches médicales et ainsi justifier les absences.

L’important est de laisser la collaboratrice être flexible dans la gestion de son emploi du temps. En effet l’endométriose peut entraîner des arrêts maladie ponctuels, répétés ou parfois assez longs pour certaines femmes.

 

2. Les troubles dys

Trop souvent attribués aux enfants, les troubles dys touchent également les adultes. Dyslexie, dysphasie, dyspraxie ou encore dysorthographie, la liste est longue et chaque handicap comporte ses spécificités.

Bien que ces troubles soient connus depuis des années, le diagnostic est assez nouveau. Ainsi peu de personnes adultes en étant atteintes en sont conscientes. Malgré tout, les difficultés dans le monde professionnel sont bien réelles et nécessitent des aménagements simples, mais indispensables. 

 

Pourquoi la RQTH ? 

Ici encore, la RQTH vous donne l’opportunité d’aborder votre handicap avec l’entreprise et surtout de bénéficier d’aménagements de votre poste de travail. Il existe, de nombreux outils technologiques tels que des applications mobiles ou des polices adaptées qui permettent de compenser les troubles dys.

La RQTH vous permettra également de sensibiliser vos collègues de travail afin qu’ils puissent adopter les bons réflexes pour laisser vos compétences s’exprimer !

 

3. La fibromyalgie

La fibromyalgie est un ensemble de symptômes tels que les rhumatismes qui peuvent provoquer une grande douleur ainsi qu’une forte fatigue et des troubles du sommeil. La douleur qui est l’un des principaux troubles de cette maladie peut toucher différentes zones du corps comme la région de la colonne vertébrale, des pressions au niveau des articulations principales aux épaules, coudes ou aux genoux.

Cette maladie touche 2% de la population française dont majoritairement les femmes âgées de 40 à 60 ans. Elle peut cependant, se déclarer pendant l’adolescence.

La fibromyalgie n’a pas forcément d’événement déclencheur physique. Elle peut être déclenchée par une chute, un coup du lapin mais aussi par un choc affectif ou un fort stress. Attention, elle ne s’apparente pas pour autant à la dépression ! En effet, les personnes malades n’ont pas de troubles de l’humeur. Aujourd’hui, les causes de la fibromyalgie ne sont pas encore toutes connues mais on reconnait quand même la responsabilité des perturbations du sommeil.

Cette maladie peut évoluer sur plusieurs années mais de manière différente en fonction des personnes atteintes.

 

Pourquoi une RQTH ?

La fibromyalgie est un handicap invisible encore trop peu connu. Les personnes y étant sujettes ne sont généralement pas prises au sérieux. La RQTH permet ici d’obtenir des horaires aménagées et une attention sur l’ergonomie du poste de travail. La meilleure adaptation reste, comme pour tout collaborateur, la communication.

 

 

Loin des préjugés, les aménagements de poste permis par la RQTH ne sont pas réservés à l’agrandissement d’une porte ou à la construction d’un ascenseur. Ceux-ci sont toujours pensés en adéquation avec la pathologie qu’ils compensent. C’est pour cela qu’il est important de parler de votre situation à la médecine du travail qui pourra vous orienter et vous accompagner dans vos démarches !