Vous n’êtes plus sans savoir que les entreprises d’aujourd’hui font face à de multiples transformations et mutations (transformation digitale, évolution du marché, etc.), devant constamment adapter leurs activités et business models. À travers l’étude «  Future Culture : Instaurer une culture de l’innovation à l’heure de la transformation digitale », IDC- Cornerstone a mené une grande enquête en Europe sur les RH et la stratégie d’entreprise afin de comprendre comment les sociétés appréhendaient ces transformations tout en délivrant des conseils pour optimiser l’innovation selon le type d’organisation. Près de 2 000 responsables issus des RH, de l’informatique et des divers métiers d’entreprise dans 14 pays européens ont joué le jeu et ont répondu à cette enquête.  Comment les entreprises françaises font-elles face à l’innovation ? Sont-elles en marge de leurs analogues européens ? Quelles solutions mettent-elles en place ? Quelques éléments de réponse avec l’infographie réalisée par Centre Inffo

 

L’évolution du recrutement en France

Tout d’abord, il est important de rappeler que la transformation digitale est perçue cette année comme une priorité stratégique en France (en 2018, « seules 7,3 % des entreprises françaises affirment ne pas s’être engagées dans une démarche de transformation, contre 15 % en 2017 »). Si les chiffres parlent d’eux-mêmes et montrent une prise de conscience sans précédent des entreprises françaises, des défis majeurs subsistent pour mener à bien cette transformation. Parmi ces principaux défis, l’étude  révèle que la résistance culturelle au changementl’insuffisance des technologies disponibles et le manque de ressources financières au sein des entreprises demeurent les principaux freins à cette transformation.

Afin de lutter contre ces obstacles, le recrutement reste une solution idéale permettant d’insuffler une dynamique nouvelle à l’entreprise. Alors qu’en 2017, les entreprises françaises et européennes indiquaient que leur second principal défi était « la difficulté à trouver les bons profils et compétences », celui-ci se retrouve en bas du classement en 2018. Comment comprendre un tel revirement ?  Eh bien, par une évolution des mentalités des recruteurs et une réévaluation des critères fondamentaux de recrutement !

En effet, il semblerait que les recruteurs au sein des entreprises en Europe et particulièrement en France ne se contentent plus du diplôme comme principal critère de recrutement, mais privilégient les compétences (à 60 % en France contre 58 % en Europe) et les aptitudes à résoudre un problème (à 36 % en France contre 38 % en Europe). Notons que la France peut se targuer d’être au-dessus de la moyenne européenne en privilégiant les soft skills et hard skills, faisant perdre peu à peu ses lettres de noblesse au diplôme (41 % des entreprises européennes accordent une importance particulière aux études contre 32 % en France) !

 

Compétences et évolution organisationnelle

À l’ère de la transformation,  les exigences évoluent au sein des entreprises (nouveaux objectifs, nouvelle technologie, concurrence accrue, etc.) impactant directement les collaborateurs, leur imposant de s’adapter et de développer de nouvelles compétences. Comment permettre à ses collaborateurs de remplir de nouveaux et divers objectifs lorsque l’on se trouve en pleine mutation ?  Quelles pratiques de développement des compétences ou de formation les entreprises françaises et européennes ont-elles choisies en 2018 afin de remplir leurs objectifs rapidement et à moindre coût ?

Indubitablement, la formation sur le lieu de travail reste la solution préférée des entreprises françaises (à 45 %) et européennes (49 %) suivies de près par les stages et apprentissages, ainsi que par les séances de coaching ! Ces chiffres sont particulièrement intéressants quand on sait que le principal mode de recrutement en France est issu à 47 % d’une mobilité interne !

Bien que les entreprises françaises connaissent …

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